Histoire du Grand Parc de Versailles, son Mur d'Enceinte et ses Portes Royales

11 novembre 2010

Les Portes Royales du grand parc

 

Les plans et coupes des Portes du mur d'enceinte

 

 

Porte de la breteche

Porte de La Bretêche (1785)

 

 

Porte de st nom (2)

Projet de la Porte de St Nom (1785)

 

 

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Porte de la rue de Forêt à Noisy le Roi (1860)

 

 

Maison de portier dite porte de paris

La porte de Paris à Villepreux

 

 

Porte de l'Arène

 Porte d'Arène à la Tuilerie (St Nom La Bretêche)

 

 

La Porte de Maintenon (Ferme de Gally/Bailly)

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La porte côté extérieur au parc

 

 

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Usure du temps ou disparitions d'objets, on peut imaginer un fronton orné de symbôles sculptés

 

 

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Leurs styles à cheval au mur font la spécificité des portes tout autour du domaine

 

 

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Quelques indices permettent d'imaginer une construction de belle facture

 

 

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Vue depuis le parc du château près de la ferme de Gally

 

 

La Porte de Noisy (Bailly)

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Entrée de la porte de Noisy extérieure au parc

 

 

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La porte et l'allée de Maintenon

 

 

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Vue depuis le parc du château

 

 

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Un cor de chasse et 3 étoiles symbolisant le territoire des chasses royales

 

 

La Porte d'Arène à St Nom La Bretêche

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La Porte de Jouy

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La Porte des Loges

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La Porte du Mérantais à Magny les Hameaux

A la fin du XVIIe siècle, entre 1670 et 1684, Louis XIV fait construire le grand mur de clôture du parc de Versailles. Il est percé de 23 ou 24 portes aménagées sur les chemins et routes traversés. Toutes ces portes, identiques, jalonnaient les 43 km de mur du grand parc de chasse de Versailles.

La porte du Mérantais est la seule encore présente sur le territoire de Saint-Quentin-en-Yvelines,rare témoin qu’il convient de préserver de par son caractère unique. Malgré de nombreuses transformations, la porte est encore visible. Il s’agit donc d’une ancienne maison de garde du Grand Parc de Versailles.

Ce bâtiment d’habitation est aujourd’hui situé au coeur du parcours du Golf National de Saint-Quentin-en-Yvelines. Le bâtiment, en pierres de meulière, est composé d’une cave en sous-sol, d’un rez-de chaussée et d’un étage, soit une superficie approximative de 40 m². Le toit est à 4 pans en pavillon et est recouvert d’ardoises

 

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Pavillon d'entrée de Chateaufort

Tout comme les 23 autres pavillons d'entrée du parc de Versaille, ce pavillon fut construit en 1685, sur les plans de l'architecte Jules Hardouin Mansart et par le maçon Cochois. Ce pavillon est agrandi courant 18e puis détruit en 1865.
Les pavillons du grand parc de Versailles, étaient construits en moellons de meulière enduits, avec des chaînes en harpe aux angles, et une toiture couverte d'ardoises, ils étaient composé d'un étage carré, et d'un passage cocher. il n'en reste aujourd'hui que des vestiges.

 

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La porte de Puissaloup à Bois d'Arcy

Porte du Puit à Loup

 

 

La Porte de la Reine à Versailles

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La Porte du Trou Salé à Toussus le Noble

La porte du Trou Salé est située à l'est du village. Elle est inscrite à l'inventaire des Monuments Historiques. Une ferme se développa autour de la porte au XVIIIème siècle. C'est aujourd'hui une propriété privée

 

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Les portes du château de Marly le Roi

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Les 2 portes coté extérieur en très mauvais états

 

 

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Porte du Coeur Volant côté parc de Marly

 

 

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 Porte du Coeur Volant côté extérieur du parc, nous constatons au centre du fronton la disparition des Armes ainsi que sur les arches de soutainement...

 

 

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Porte du Parc coté village

 

 

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Porte du Roi côté parc de Marly

 

 

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Porte du Roi côté village en trés bonne état au vue des Armes au centre du fronton

 

 

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Porte du Roi, aux Armes de l'empereur Napoléon (le N entouré d'une couronne apparait en haut à droite) 

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Le mur d'enceinte du Grand Parc de Versailles

 

 

Mur d enceinte

Portion du Mur d'enceinte du petit parc depuis l'entrée du village de St Cyr en direction de la grille du château et de la ferme de Galie

 

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Continuité du mur à hauteur de la ferme de Halie

 

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Parallèle au mur d'enceinte l'ancienne allée pavée de Maintenon

 

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Allée de Maintenon qui permettait de rejoindre le château de Marly

 

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En arrière-plan le mur d'enceinte entre St Cyr et Bailly à hauteur de la ferme de Gally et le regard de l'aqueduc de l'Avre (souterrain) alimentant en eau potable la capitale. Inauguré en 1893, il prend sa source en Eure et Loir et traverse le grand parc de Versailles avant de rejoindre les réservoirs de St Cloud.

 

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Continuité du mur vers la Porte de Noisy

 

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Elèment du mur

 

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La Porte de Noisy côté parc élèment de passage faisat partie du mur d'enceinte

 

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Aux passages des cavaliers ou carrosses, un portier etait chargé des entrées et sorties

 

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A proximité l'ancienne maison du portier

 

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La porte de Noisy, côté extérieur du parc

 

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Entrée de la porte de Noisy et les anciennes habitations du portier

 

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Entrée de la porte de Maintenon à cheval au mur

 

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Vue sur la porte de Maintenon depuis l'intérieur du Parc à hauteur de la ferme de Gally

 

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Portions du mur d'enceinte proche de la ferme de Gally, au fond la porte de Maintenon

 

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Portion du mur vers la porte de Maintenon

 

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La porte de Maintenon

 

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Porte Monumentale

 

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La porte de Maintenon et le prolongement du mur vers la porte de Noisy

 

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En suivant l'enceinte nous accèdons à la porte de Noisy

 

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Ici un autre tronçon aux alentours de la porte de Maintenon

 

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Elément de maçonnerie que l'on retrouve fréquemment

 

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Portion proche de la porte de Maintenon

 

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Au fond, le mur rejoignant la Porte de Noisy...

 

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Vers la Porte de Noisy...

 

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Le mur d'enceinte et la porte de Maintenon

 

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Vers la porte de Maintenon

 

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On peut distinguer quelques éléments disparus

 

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26 mai 2010

Les cartes et les plans du Grand Parc de Versailles en HD

 

Plan des parcs de Marly, Versailles et des environs, XVIIe siècle ->

Accès à la carte

Plan_des_parcs_de_Marly__Versailles_et_des_environs__XVIIe_si_cle

  

 

Le Château, le Grand Parc et la forêt de Marly le Roi

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Les_environs_de_Paris

 

 

Accès à la carte

Les_environs_de_Paris_2

 

 

Carte générale des environs de Versailles

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Carte_generale_des_environs_de_Versailles

 

 

Nouveau plan de Versailles et de Marly avec les environs / par le Sr Gaspard Baillieul

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Plan_de_Versailles_et_de_Marly

 

 

Carte de Villepreux, Rennemoulin, et des territoires contigus au grand parc de Versailles, XVIIIe siècle

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Carte_de_Villepreux__Rennemoulin__et_des_territoires_contigus_au_grand_parc_de_Versailles__XVIIIe_s

 

 

Plan de Versailles, du petit parc, et de ses dependances où sont marqués les emplacemens de chaque maison de cette ville, les plans du Château, et des hôtels, et les distributions des jardins et bosquets / par Mr l'abbé Delagrive

Accès à la carte

Plan_de_Versailles_Abb__Delagrive

 

 

Carte topographique de la forêt de Marly, avec ses environs, levée par Laseigne, géographe du roi, et gravée par Dupuis, 1769

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Carte_topographique_de_la_for_t_de_Marly__avec_ses_environs

 

 

Carte particulière du canal de la rivière d'Eure depuis Pontguin, jusqu'à Versailles

 Accès à la carte

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Accès à la carte

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Les environs de Paris ou se trouve l'Isle de France, le Vexin françois et Normand, la Champagne normande, l'Hurepoix, la Brie françoise, champenoise et pouilleuse, le soissonois, le Valois, et le Beauvaissis et grande partie de la Beauce et du Gastinois / par N. de Fer ; P. Starckman sculp -chez Danet (Paris)- 1700-1799

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Les_environs_de_Paris_ou_se_trouve_l_Isle_de_France__le_Vexin_fran_ois_et_Normand

10 octobre 2009

Le village de St Cyr

Monographie

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St Cyr et les environs (carte de Cassini - 1750) 

Ville historique aux portes de Versailles, Saint-Cyr-l’École rayonne dans le département des Yvelines. La Maison de Saint-Louis fondée par Madame de Maintenon, puis transformée par Napoléon en École Militaire a notamment assuré sa renommée.

 

Les débuts

L'origine de son nom remonte au IVe siècle, période de persécution des chrétiens durant laquelle le jeune Cir, âgé de 3 ans et sa mère Julithe furent arrêtés puis assassinés.
L’histoire de notre ville commence à la fin du XIe siècle, lorsque les moines de l’Abbaye de Sainte-Geneviève à Paris décident d’implanter, en bordure du ru de Gally, une chapelle et un prieuré avec sa ferme, pour évangéliser et défricher le Val, ce qui nécessitera de la main d’œuvre.
Robert III, Évêque de Chartres, fonde en 1156 le monastère de Notre-Dame-des-Anges près de l’église de Saint-Cyr.

De Choisy aux Boeufs... à  St Cyr

De 1562 à 1598, les guerres de religion ravagent l’Île-de-France. Une chapelle de style gothique sera construite vers 1650 ainsi qu'une porte d'entrée à l'abbaye, décorée des Armes de France, supportées par deux anges.
La construction du Château de Versailles et la réalisation de son grand parc entraîneront de nombreux bouleversements et aménagements dans la région, comme la disparition du village de Choisy-aux-Bœufs dont la population viendra s’établir à Saint-Cyr, qui croît, pour totaliser deux cents feux.

Saint-Cyr l’innovante

Avec l’arrivée du chemin de fer et des premières industries, le XIXe siècle marque un tournant pour Saint-Cyr.
De septembre 1870 à mars 1871, les troupes prussiennes occupent le village.
Les habitants, soumis aux pillages et aux réquisitions, fuient vers la Normandie et la Bretagne.
À la suite de l’insurrection parisienne et l’établissement de la Commune de Paris, le 18 mars 1871, une partie de la population de la capitale fuit l’insécurité et suit le gouvernement réfugié à Versailles. La population de Saint-Cyr s’en trouve accrue.
Le 2 septembre 1909, Santos Dumont effectue le parcours St-Cyr/Buc sur son appareil baptisé “Demoiselle” et consacre ainsi la vocation aérienne de la ville.
À la suite de cet exploit, un Institut Aérotechnique est créé en juillet 1911 par Deutsch de la Meurthe.
En 1912, une base d’aviation est créée à Saint-Cyr et baptisée “Caserne Charles-Renard”, du nom de celui qui fut un des pionniers de l’aéronautique en France.

 La période 1914-1948

Tout naturellement, peendant la guerre 1914-1918, Saint-Cyr devient un lieu de réparation de l'aéronautique. En 1917, 4000 personnes y travaillent, civiles et militaires. Des ballons captifs sont construits. Les aérostiers y stationneront jusquen 1928. En 1937, la base aérienne deviendra un entrepôt spécial pour véhicules techniques et d'usage général.

 La période 1939-1945

Puis, ce sera la Seconde guerre mondiale et l’occupation allemande. La résistance s’organise… Petite ville, Saint-Cyr paiera un lourd tribut à la libération du territoire : Jean François et André Cordier, 17 et 18 ans, sont fusillés.
Daniel Barberousse, Roger Henry, meurent en déportation. Bernard Chappelier, quant à lui, est tué en mission en 1944.
Pendant le conflit, Saint-Cyr, détruite à 92 % par les bombardements, sera la ville la plus sinistrée du département. Seuls vingt-cinq immeubles sur mille cent trente et un sortent indemnes du déluge de feu essuyé par la ville, qui fait plus de trois cents victimes. En 1995, Saint-Cyr recevra officiellement la Croix de Guerre avec Palme, qui lui avait été décernée quarante-cinq ans plus tôt pour faits de résistance et pour son attitude exemplaire sous les bombardements.

L'après guerre

De 8000 habitants en 1939, Saint-Cyr n'en compte plus que 4454 en 1947.
Lentement, la ville se reconstruit dans un style caractéristique des années 1950.
Seuls les bâtiments de l’École Militaire, transférée à Coëtquidan à la Libération, restent en friche. C’est en 1963, sous l’impulsion du Général De Gaulle, Président de la République, que les négociations sont engagées avec la Municipalité pour la reconstruction de l’École Militaire.
La population communale qui était de 9610 habitants en 1964 s’accroît pour atteindre 15429 en 1999.

 

 

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Plan de St Cyr et des environs

 

 

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Ancienne porte de St Cyr

 

 

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 Entrée de St Cyr

 

 

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Portion du mur d'enceinte depuis l'entrée du village de St Cyr en direction de la grille du Château

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Le village de Trappes

Trappes et les environs (carte de Cassini - 1750)

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Trappes se doit d'être découverte : son histoire est longue, riche, et mouvementée. Ses personnages sont remarquables, son fort légendaire.
En 1003, la ville change de main : la mère de Robert le Pieux l'a cédé à l'abbaye de Saint-Denis. L'église, qui fait partie de ce don de la première heure, est alors toute jeune, sa fondation remontant à l'an 1000. Sombre et humide des ses premières années, elle ne ressemble plus à grand chose en 1700 : clocher effondré, chute des voûtes achevée, pourriture des charpentes consommée. La décence imposait de changer le monument.
Bel exemple pour l'histoire locale, Trappes réunit des hommes tranchant sur l'ordinaire, et des événements jusqu'à plus soif. Le guerrier Martin est tué lors des croisades. Le politicien François Sublet accumule les fonctions prestigieuses comme secrétaire d'Etat à la guerre ou ministre. Le professeur Guillaume Postel à la science vaste : il enseigne les mathématiques et les langues orientales au Collège de France.
De Jean Rigaud, on retient les titres : chevalier, il est nommé capitaine de la forteresse de Trappes par le Dauphin Charles, régent du royaume. Etienne Marcel reste pour ses humeurs funestes : soutenu par les rebelles de Paris, il brûle le manoir du premier.
Ainsi Trappes se fait sans peine un nom dans l'histoire du pays.

La Porte d'entée de Trappes

Vers 1900

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07 octobre 2009

Le village de Bois d'Arcy

 

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Le bourg de Bois d'Arcy, la porte de Pissaloup et le mur (carte de Cassini - 1750)

 

Selon l'abbé Lebeuf, historien du diocèse de Paris au XVIII° siècle, l'étymologie du nom d'Arcy vient du verbe arder ( brûler ). Pour d'autres, Arcy se rapproche du vieux français arseïs ou arsis, signifiant incendie ou terrain brûlé. Bois d'Arcy aurait donc son origine liée à l'occupation d'un espace défriché par un incendie de forêt.

A la fin du XI° siècle, le territoire de Bois d'Arcy était en la possession des seigneurs de Villepreux qui, dès cette époque, en donnèrent une partie à des moines de leur localité. Au début du XIII° siècle, la population augmentant au fur et à mesure que l'on essarte les bois, le Bois d'Arsi est démembré de Villepreux et érigé en paroisse. On bâtit alors une église dédiée à Saint Gilles et l'abbé de Marmoutier devient nominateur de la cure nouvelle.

A cette époque, la paroisse est nommée Nemus Arsitii puis Boscus Arcisi de 1352 à 1458, Bois Darcis en 1604 et enfin Bois d'Arcy dès le début du XVIII° siècle. Le hameau de la Tremblaye ( lieu planté de trembles ) fut également habité très tôt. Rattaché à Bois d'Arcy au XV° siècle, ce lieu a particulièrement souffert de la guerre de Cent ans. On note en effet qu'en 1458, il ne restait plus qu'une famille au village qui renaîtra progressivement au XVI° siècle.

Au XVII° siècle, à l'époque des grands travaux de collecte des eaux du plateau, une partie des terres est utilisée pour créer l'étang de Saint Quentin et celui de Bois d'Arcy. Louis XIV possède les trois grandes fermes du village et achète toutes les parcelles qui se libèrent. La paroisse est alors entièrement inclue dans le grand parc. L'emprise royale continue à s'accroître au XVIII° siècle. La construction des étangs amènent des nuisances à la population qui verra cependant sa situation s'améliorer au XIX° siècle grâce à l'assèchement de l'étang de Bois d'Arcy et à la construction, entre 1874 et 1877, du fort de Saint Cyr avec la batterie de Bois d'Arcy. La localité se développe ainsi peu à peu.

Au début du XX° siècle, le village comprenait le quartier de l'église, les Langots, la Tremblaye et enfin la mare Longchamp, où au XVI° siècle, les religieux de l'Humilité de Notre Dame de Longchamp possédaient une ferme.

Il y avait aussi le fort de Saint Cyr, la batterie de Bois d'Arcy, le pavillon Saint Quentin, la porte du Puits-à-Loup et le passage à niveau.

 

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L'indication de la porte de "Pisalou" sur la Grande Route de Bretagne (Atlas de Trudaine vers 1750)

Accèder en HD ->

 

La porte de Puissaloup

 

Porte du Puit à Loup

La porte Puissaloup ou du Puit à Loup

 

Le fait d’être garde des portes n’empêche pas la vie de famille. Jacques Laiser a un petit garçon en 1688 alors qu’il est en poste à Bois d’Arcy. Jean Bongard s’installe avec sa femme à la porte de Pizalou. Veuf en 1702, il se remarie en 1708 alors que La porte Pissaloup ou du Puit à Loup est toujours en poste. Comme on peut l’imaginer, la pièce unique qui sert de logement au suisse devient vite insuffisante pour une famille. Des bâtiments annexes sont donc accolés peu à peu à l’édifice d’origine qui perd de sa rigueur et de sa symétrie. Ainsi la porte de Puisaloup finira-t-elle par être incorporée à des constructions tellement importantes qu’on ne distinguera même plus la porte. Une description datant de la Révolution indique bien cette évolution. Le 4 floréal an III de la République française, la porte de Puisaloup devient bien de la nation. Le bâtiment est alors constitué d’une cuisine, à côté une salle à cheminée, au dessus 3 chambres et dessous une cave. Le pavillon de la porte est composé de 2 chambres . Une écurie pour 4 chevaux garnie de mangeoireset rateliers. Une étable pour 3 vaches, une grange de 3 travées et appentis; le tout couvert en ardoise, sauf la grange et l’appenti couverts en roseau et en bon état sauf quelques légères réparations. Observation : le garde dit avoir construit l’appenti à ses frais . Un jardin attenant aux dits bâtiments érigé sur les terres 10 toises à l’extérieur des murs du parc planté de 50 arbres fruitiers en plein rapport .À cette lecture, on comprend bien que la salle unique de 1685 -située au-dessus du passage- a été divisée en deux chambres et qu’un bâtiment nouveau a été construit à côté avec des dépendances. La simple porte d’origine est devenue une véritable petite ferme. Lors de l’élargissement de la RN 12, la porte de Puisaloup fut démolie. Elle se situait à proximité de la station service Elf. Cependant, une promenade dans les environs permettra aux nostalgiques de découvrir quelques unes des portes du Grand Parc qui subsistent actuellement : Ce sont celles de Mérantais, du Trou Salé, des Loges, de Jouy, de la Tuilerie et de La Boulie. Oubliées pendant longtemps, elles sont actuellement l’objet de toutes les attentions de la part de l’association des Amis du grand Parc de Versailles.

 

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Le village de Montigny

 

 

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Montigny et les environs (carte de Cassini - 1750)

 

 

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Le mur d'enceinte et la porte de Montigny, seule représentation à ce jour - Atlas de Trudaine

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En langue romane, le "montani" était un "lieu montueux". Le "Brestonneux" vient du francique "marécage" et non de la tenace légende qui voulait qu'une colonie bretonne se soit installée à Montigny. Etymologiquement, Montigny est donc "terre émergeant du marécage". Elle est séparée de Voisins par les lieux dits "la Grande et la petite Isle", ces deux communes ayant eu longtemps comme industrie d'appoint la fabrication d'objets en osier cuilli sur place.

L'orthographe de Montigny s'est transformée au cours des siècles, allant de Montegni, Monatni en 1204, Montiniacum le Bretonneux en 1351, Montaygny le Bretonneux en 1554 et Montigny le Brétonneux en 1800.

La découverte de vetsiges préhistoriques au siècle dernier à proximité de la mare Caillon et en 1974 de 17 pointes et éclats confirment l'existence lointaine de cette localité.

Après avoir appartenu depuis 768 à l'abbaye de Saint Denis, l'ancienne donation de Trappes, dont faisait partie Montigny, sera remise en 1003 par Robert II le Pieux à Notre Dame d'Argenteuil. Ce n'est qu'en 1129 que ces biens furent restitués à l'abbaye de Saint Denis, restitution confirmée en 1144 par Louis VII et approuvée par une bulle papale de 1183.

L'existence de la paroisse semble remonter au début du XI° siècle, puisque plus tard, en 1075, Guy de Montlhéry fait don de quelques églises, dont celle de Montigny, à l'abbaye de Bourgueil, donation confirmée en 1208 par le pape Innocent III.

En 1204, on voit apparaître pour la première fois le nom de Montigny dans un acte du cartulaire de Notre Dame de Paris. Jean de Montigny était alors le vassal de Jean de Choisel, issu de la famille de Chevreuse. Le dernier acte mentionnat les seigneurs de Montigny date de la fin du XIII°siècle. A cette époque et jusqu'au XVI° siècle, le village était regroupé autour de l'église. La demeure seigneuriale était au lieu-dit la "Guillaumière". De nombreux chemins ou sentes sillonnaient le territoire, dont le fameux Chemin aux Boeufs ainsi nommé parce qu'emprunté par les meneurs de boeufs venant de Normandie et se dirigeant vers la capitale. Les différents clos ou prés portaient le nom de leurs propriétaires, comme le clos Behoust ou le pré Mohier. Après la guerre de Cent Ans, de nombreuses terrs changèrent de mains ou retournèrent à la friche.

La défaite de Pavie, sous François Ier,ramena les troupes de mercenaires italiens autour de Paris. Sans activité, ils se dispersèrent en bande, dont l'une en 1525 envahit le village. Les habitants restés sur place furent pendus à un grand arbre longtemps appelé "Chêne Fourchu".

La Fronde amena également dans les années 1649 et 1652 perturbations et drames dans la localité.

Fervent adepte de la chasse, Henri IV fréquentait assidûment Montigny et ses environs, érigeant même un pavillon à Henriville et créant la réserve de gibier de la Muette à Elancourt.

 

 

*Aucune représentation de la porte à ce jour ....

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03 octobre 2009

Le village de Noisy

Monographie_de_noisy

 

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Noisy et les environs d'après la carte de Cassini en 1750

 

 

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Noisy d'après l'Atlas de Trudaine en 1750 - Accéder en HD : ->

 

 

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Autre vue de Noisy - Accéder en HD ->

 

Noisy-le-Roi doit son nom aux noyers que produisait sa terre (la forme ancienne du nom de Noisy est Noisiaco, qui se rattache à Nucetum - lieu planté de noyers). 
Les découvertes de silex taillés, sur le territoire des communes de Noisy le Roi et Bailly, attestent la présence humaine dès le début de la préhistoire. Longtemps recouvert par l'antique forêt des Yvelines, le territoire de notre commune se trouvait, à l'époque gauloise, à la limite de la cité des Carnutes et de la cité des Parisis et servait certainement de terrain de chasse à nos ancêtres. Si le village de Noisy date sans doute de l'époque gallo-romaine, les premières mentions de Noisy, dans des documents écrits, n'apparaissent qu'en 1136, dans le cartulaire de Porrois. Bailly, commune voisine, est encore liée à Noisy à cette époque. Cette copropriété et les incertitudes relatives au bornage des terres furent à l'origine de bien des différends et des contestations.

 

 

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Noisy - Atlas de Trudaine vers 1750

 

A la fin du XIIIe siècle, apparaît la famille de La Villeneuve. En 1285, Philippe, fils de Pierre, devient seigneur de Bailly et Noisy et du Chêne-Rogneux, dans le Val de Gallie. Par des mariages, le patrimoine des Villeneuve s'accroît. Au XIVème siècle, Noisy subit les ravages de la guerre de Cent Ans. Sur son territoire se trouvait une forteresse, liée sans doute, comme celle de Saint-Nom et de Bailly, au château de la Montjoie, lequel fut pris et brûlé deux fois par les Anglais, en 1346 et en 1431. La peste noire de 1438, qui ravagea la région, anéantit presque toute la population.
Ce n'est qu'au début du XVIème siècle que Noisy et Bailly deviennent des seigneuries distinctes. En 1526, Noisy est vendue à un avocat du roi au Parlement de Paris, Guillaume Poyet, qui en 1545 sera embastillé pour malversations. Ses terres tombent dans le domaine royal, ou plus précisément aux mains des favorites des rois de France François Ier et Henri II, Anne de Pisseleu puis Diane de Poitiers. En 1558, les héritiers de Diane cèdent la Seigneurie de Noisy à Albert de Gondi, grand chambellan et maréchal de France. La France est alors déchirée par les guerres de religion où s'opposent parti catholique et parti protestant avec une violence qui atteindra son point culminant avec le massacre de la Saint Barthélémy, en 1572.

 

 

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Noisy - Atlas de Trudaine vers 1750

 

Albert de Gondi, issu d'une famille florentine arrivée en France au début du XVIème siècle et devenu baron de Retz par son mariage, jouit de la confiance de Catherine de Médicis, elle-même d'origine Florentine. C'est l'un des proches conseillers du roi Charles IX, l'un de ceux qui pousseront le roi à faire assassiner l'amiral de Coligny et les principaux chefs Huguenots.
A partir de cette époque et pendant un siècle, Noisy connaît la période la plus riche de son histoire. Albert de Gondi acquiert systématiquement les terres proches de la résidence royale de Saint-Germain et, à partir de 1575, fait construire à Noisy un château avec grandes dépendances où séjourneront à plusieurs reprises la reine-mère, ses fils, le roi Henri III et le duc d'Alençon, ainsi que le duc et le cardinal de Guise.

En 1592, c'est au château de Noisy que le cardinal Pierre de Gondi - frère d'Albert - négocie avec les chefs des partis catholique et protestant et le légat du Pape la trêve signée en 1593 qui aboutira à l'abjuration d'Henri de Navarre futur Henri IV.
Dans les années 1590, Albert de Gondi fait venir des artistes italiens pour aménager de magnifiques jardins et construire une grotte ornée de tritons, de sirènes et de dauphins jetant de l'eau dans une grande coquille de pierre. L'ensemble préfigure l'évolution de l'art du Jardin français, fortement inspiré de l'esprit de la Renaissance italienne et florentine. Le château de Noisy devint alors, par sa situation, la disposition et l'agrément de ses jardins et de sa grotte, l'un des plus beau de France et fut même qualifié par un contemporain comme «l'ornement principal du pays ».Sous le règne de Henri IV, les Gondi perdent leur influence politique mais le château reste fréquenté par les écrivains et les artistes, dont la duchesse de Retz, femme de grande culture, brillante et spirituelle, aime s'entourer. Albert de Gondi, vieux et atteint d'une pénible maladie, meurt en 1602. Son fils aîné ayant été tué en duel, la seigneurie de Noisy revient à son petit-fils Henri. Une fille d'Albert, Claude-Marguerite, veuve très tôt de M. de Meignelay, devient alors pour une longue période la maîtresse de maison du château. C'est à elle qu'en 1607, Henri IV, craignant une épidémie de peste à Saint-Germain, confiera pendant plusieurs mois la garde de ses enfants qu'il vient voir régulièrement en allant chasser à Villepreux. Une petite anecdote : lors de ce séjour, Louis XIII enfant a, pour la première fois de sa vie, l'occasion de passer en carrosse près du Moulin de Versailles qui appartenait alors aux Gondi, comme toutes les terres environnantes.

 

 

Conduites des eaux du parc de versailles vers 1683

Noisy d'après les plans des conduites des Eaux de Versailles

 

 

Plan des environs de noisy vers 1675

Noisy vers 1675

 

La  seigneurie de Noisy restera dans la famille de Gondi jusqu'au milieu du XVIIème siècle. Un petit-fils d'Albert, Jean-François Paul, entre à son tour dans l'Histoire : destiné à l'état ecclésiastique malgré des goûts mondains et une foi incertaine, et devenu coadjuteur de Paris, il affirme très tôt un énorme talent de conspirateur. Durant la minorité de Louis XIV, pendant les deux Frondes de 1648 à 1652, le château de Noisy est un foyer d'intrigues où se retrouvent   Jean-François de Gondi, le parlementaire Brousset, le prince de Conti et la duchesse de Longueville, frère et sour du grand Condé.Après l'échec de la fronde, Jean-François de Gondi, bien que nommé cardinal, poursuit ses intrigues et Louis XIV le contraint à l'exil. Il ne restera pas archevêque de Paris, mais ses « Mémoires » le classent parmi les meilleurs écrivains de son temps.

Son oncle propriétaire du château meurt en 1654. Ses héritiers cèdent la seigneurie de Noisy à François Bossuet, Conseiller du Roi, cousin du grand Bossuet. A la suite de spéculations malheureuses, celui-ci ne peut répondre de ses dettes et ses biens sont saisis. Le château de Noisy est adjugé en 1675 au roi Louis XIV qui, l'année suivante, achète la terre de Noisy. Par un décret du 20 mai 1676, Noisy est incorporé au domaine royal. Noisy deviendra, de ce fait, Noisy le Roi. Bossuet aura été le dernier seigneur de Noisy.Aux environs de 1680, Louis XIV met le château et ses jardins à la disposition de ses enfants. C'est probablement à cette époque que le chemin et l'allée menant au château prennent le nom de Chemin des Princes. La réussite et la beauté des perspectives que l'on découvrait de Noisy le Roi ont été vantées par les contemporains. « Cependant, malgré tous ces agréments, cette belle maison fut longtemps négligée depuis que le Roi s'en fut rendu adjudicataire. (...) Elle est réparée dans les dedans » lorsqu'en en février 1684, Mme de Maintenon demande et obtient du roi le Château de Noisy-le-Roi pour y installer son pensionnat de jeunes filles nobles et pauvres. Louis XIV fait aménager le château de Noisy-le-Roi pour y recevoir une centaine de jeunes filles charge Le Nôtre des jardins, de La Quintinie du potager, à la grande satisfaction de madame de Maintenon que « Noisy occupe beaucoup et fort agréablement ». Les courtisans s'y précipitent, mais les ordres sont stricts et le roi lui-même, venu sans se faire annoncer, devra attendre devant la porte que la Supérieure vienne l'accueillir.

Louis XIV, préoccupé de l'état de la noblesse, vient de fonder les Invalides et de créer les compagnies de cadets pour les fils de gentilshommes ; il entend agrandir l'établissement pour y faire éduquer deux cent cinquante demoiselles. Mais Noisy-le-Roi, qui manque d'eau, ne peut répondre à un plan si vaste. Un domaine est acheté aux environs de Versailles en 1685. Le 26 juillet 1686, à l'achèvement des travaux des bâtiments de Saint-Cyr, la communauté de Noisy s'y transporte. Après le départ de Mme de Maintenon, le château est délaissé et perd de sa splendeur. Les dépendances abritent la meute de chasse au cerf du roi. Louis XIV y fait de fréquentes visites et, sur la fin de sa vie, il y vient avec la dauphine Marie. Témoins de l'époque, les énormes châtaigniers que le roi fit planter au nord du village. En 1708, le roi offre le château à M. de Chamillart, secrétaire d'Etat au département de la guerre. Mais celui-ci, effrayé par les dépenses qu'entraînerait sa restauration, refuse. Le château, plus ou moins abandonné, se dégrade et quelques travaux de restauration restent sans lendemain. En 1732, Louis XV fait don du château à M. Le Roy, lieutenant des chasses du parc de Versailles, à condition de le faire démolir à ses frais. Ce dernier le rase, en ne laissant que peu de vestiges. Avec les matériaux récupérés, M. Le Roy fait construire le petit château qui existe encore à l'angle de la rue Le Bourblanc et du square Rambaud, « une fort belle maison, résidence de goût, moderne et ornée d'une noble simplicité ». Il est vendu en 1751 à François-Gabriel Bachelier, conseiller et premier valet de chambre du roi Louis XV qui agrandit et décore les jardins.

 

 

Carte de lagrive vers 1740

Noisy vers 1740 d'après les cartes Delagrive

 

 

Carte des chasses vers 1765

 

Noisy 1765 d'après les cartes des Chasses

 

La paroisse de Noisy-le-Roi devient commune après la promulgation de la Loi du 17 décembre 1789. Elle fait alors partie du canton de Marly, lui-même rattaché au district de Versailles, en janvier 1790. En 1790, lors de la vente des biens nationaux, la maison de gardien du château fut achetée par Claude Feret. Cette maison revient, par héritages successifs, 75 ans plus tard à Louis Eléonor Criton qui devint un notable de la commune, adjoint au maire. Par la tradition populaire, il donne ainsi involontairement son nom à la porte du château, seul vestige encore visible de nos jours et qui a retrouvé récemment une appellation plus conforme à l'histoire : porte des Gondi. Pendant tout le XIXème siècle, Noisy-le-Roi n'est guère affecté par les changements des régimes politiques. A l'écart du vaste mouvement d'expansion industrielle, la commune conserve son caractère essentiellement rural. Durant la guerre de 1870-71, Noisy-le-Roi est occupé quelque temps par un détachement bavarois. Après cette guerre, la ceinture fortifiée de Paris est réorganisée. Plusieurs ouvrages militaires sont construits dans la forêt de Marly, dont la batterie de Noisy, envahie aujourd'hui par la végétation, qui est située au nord du village entre la Porte des Gondi et l'autoroute de l'Ouest.

A la même époque et pour les mêmes raisons stratégiques fut construite la ligne de chemin de fer de Grande Ceinture autour de Paris. La ligne, qui dessert Noisy-le-Roi, est ouverte au trafic des voyageurs et des marchandises, entre les gares de Versailles-Matelots et Poissy, en 1882. En 1936, le service voyageurs est supprimé. L'ouverture de la gare de Grande Ceinture entraîne un important aménagement du centre de Noisy-le-Roi avec le percement de l'avenue Beaussieux - aujourd'hui avenue du Général de Gaulle - et l'édification de l'actuelle Mairie, achevée en 1886. Entre les deux guerres mondiales, de nombreuses exploitations horticoles s'installent à Noisy-le-Roi, que l'on a failli dénommer « Noisy-le-Fleuri ».Pendant la guerre de 1939-1945, de nombreux Noiséens entrent dans la Résistance; le jeune André Le Bourblanc sera abattu chez lui par la Gestapo en 1944. C'est pour perpétuer son souvenir que son nom a été donné à la rue principale de Noisy-le-Roi.

A partir de 1961, la commune se transforme avec la création de grands ensembles immobiliers tels que la Gaillarderie et l'Orée de Marly. Le nombre des habitants est passé de 950 en 1959 à 3065 en 1969. Au recensement général de mars 1975, on compte 5587 habitants. Stable jusqu'en 1982, la population s'est accrue ensuite, notamment avec la création du quartier du Parc en 1985. Lors du dernier recensement de mars 1999, Noisy-le-Roi comptait 7884 habitants.

Au seuil du troisième millénaire la petite cité de Noisy le Roi, tournée vers l'avenir tout en gardant un oeil sur son passé, a su trouver un juste compromis entre un développement inévitable et le respect de son patrimoine.

 

 

 

Carte de Noisy

Château de Noisy et la forêt de Marly - 18ème

 

 

La Porte des Gondi 1571 (Av Regnault)

La porte, autrefois dénommée Criton, est le seul élément architectural conservé du château construit pour Albert de Gondi. Le fronton triangulaire est soutenu par des piliers toscans reposant sur des jambes harpées. Intégré au mur de clôture du parc de Marly sous le règne de Louis XIV, elle est rebaptisée porte des Gondi en 1993.

Cette demeure disparue du domaine de Versailles se situait sur le chemin menant de Versailles à Marly. La construction de ce château de brique et pierre remonte à Albert de Gondi. Les premiers jardins réalisés vers 1570 connurent une certaine notoriété après la construction d’une grotte de rocaille et coquillage par des artistes italiens entre 1582 et 1599.

Désirant étendre terrains de chasses et grand parc, Louis XIV fait acquisition du domaine vers 1675. En février 1684, Mme de Maintenon obtient du roi le Château de Noisy-le-Roi pour y installer son pensionnat de jeunes filles nobles et pauvres. Louis XIV fait aménager le château de pour y recevoir une centaine de jeunes filles, charge Le Nôtre des jardins, et La Quintinie du potager. Les courtisans s'y précipitent, mais les ordres sont stricts et le roi lui-même, venu sans se faire annoncer, devra attendre devant la porte que la Supérieure vienne l'accueillir. Mais Noisy-le-Roi, qui manque d'eau, ne peut répondre à un plan si vaste. L’école migre alors vers Saint Cyr en juillet 1686.

Après le départ de Mme de Maintenon, le château est délaissé. Les dépendances abritent la meute de chasse au cerf du roi. En 1708, le roi propose le château à M. de Chamillart, secrétaire d'Etat au département de la guerre. Celui-ci, effrayé par les dépenses qu'entraînerait sa restauration, refuse. Le château, plus ou moins abandonné, se dégrade.

En 1732, Louis XV fait don du château à M. Leroy, lieutenant des chasses du parc de Versailles, à condition de le faire démolir à ses frais. Ce dernier le rase, en ne laissant que peu de vestiges dont la porte de la cour en fer à cheval visible sur le plan du château. Avec les matériaux récupérés, M. Leroy fait construire le petit château qui existe encore.

 

Porte des Gondi 2

 Ancienne porte du château de Noisy, aujourd'hui devenue la porte Cryton

 

 

Porte des Gondi_nuit 12

 

Porte des Gondi 4

 

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Marque

Repère des Eaux et Services scellée au bas de la porte - Une ancienne conduite devrait se trouver à proximité

 

L'entrée de la forêt de Marly (rue du Fort)

 

Entrée de de la Forêt de Marly 5

L'ancienne entrée de la forêt de Marly à Noisy

 

 

Entrée de de la Forêt de Marly 6

 

Autre vue de la porte d'entrée

 

 

Entrée de de la Forêt de Marly 7

La porte d'entrée de nos jours

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29 septembre 2009

Le village de Voisins le Bretonneux

Voisins le Bretonneux et les environs (carte de Cassini - 1750)

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Ainsi que la plupart des communes environnantes, Voisns-le-Bretonneux ( Anoberto Vicinio en latin ) faisait partie de la forêt Yveline donnée à l'abbaye de Saint-Denis par le roi Pépin le Bref en 768.

Vicinio vient du latin Vicinius: Voisin. Ce mot semble être un substantif que l'on trouve isolé ou accroché à des noms de personnes. Il pourrait aussi désigner le chemin qui reliait jusqu'au XVI°siècle, Voisins à la paroisse de Magny dont il était le hameau. Qaunt à Bretonneux, il signifierait marécageux, boueux ou, pour certains, colonie bretonne. D'autres hypothèses existent sur l'étymologie de ce nom.

Longtemps petit village dont l'histoire est cependant considérable, Voisins-le-Bretonneux eut quantité de seigneurs.

Le premier d'entre eux fut certainement Hugues de Voisins qui vivait sous le règne de Louis VI le Gros, au début du XII° siècle. On trouve ensuite Rodolphe de Voisins, témoin d'une charte de 1168 en faveur de l'abbaye des Vaux de Cernay. En 1204, un acte de Milons de Voisins nous apprend qu'il possédait un fief au Porrois, qu'il céda à Odon de Sully, évêque de Paris et à Mathilde de Garlande, pour y établir une communauté religieuse qui deviendra Port Royal.

Cependant, le plus grand de la lignée fut certainement Pierre de Voisins qui prit part à la 3° croisade en 1191.Mais c'est à la croisade contre les Albigeois qu'il s'illustra. Parti avec Simon IV de Montfort, en 1209, Pierre de Voisins termina Connétable de Carcassonne, puis Sénéchal de Toulouse et d'Albigeois. Les enfants du Connétable resteront dans le Languedoc et s'allieront à la noblesse de cette province. Les Voisns deviendront alors l'une des familles les plus considérées de la région. Toutefois, deux frères, Simon et Guillaume de Voisins, ainsi qu'une soeur, étaient restés en Ilde de France.

Voisins d'après l'Atlas de Trudaine vers 1750

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Accèder en HD : http://www.culture.gouv.fr/Wave/image/archim/trudaine/frdafanchat_8448p033r01-p.jpg

Après la mort de Jehanne de Voisins, vers la fin du XIV° siècle, le nom de Voisins disparut du village auquel les seigneurs avaient peut-être donné son appellation, ce qui est une autre explication possible à l'origine du nom.

Le domaine de Voisins passera alors à Simon de la Villeneufve. Puis à la fin du XV° siècle, la seigneurie appartiendra à la famille Gilbert qui la gardera pendant 200 ans environ. La généalogie des Gilbert est abondante. On peut toutefois retenir le nom de Jean Gilbert, 1er du nom, qui mourut en 1507. Le dernier sera Pierre V qui, en janvier 1693, vend conjointement avec son frère Jean-François la terre et la seigneurie de Villaroy et la ferme de la Lande située à Voisins, aux Dames de Saint Cyr. Ils acheteront aussi la terre et la seigneurie Voisins. Cependant les Gilbert continueront à porter le nom de Voisins. Leur dernier descendant serait le comte Auguste Gilbert de Voisns qui avait épousé une des filles de José-MAria de Hérédia.

La seigneurie ne restera pas longtemps la propriété des Dames de Sainrt Cyr. A la suite d'un échange, elle fut en effet réunie au domaine royal en mars 1693. Le château devint alors ferme royale. Il fut vendu comme bien national sous la Révolution.

Après avoir appartenu à la famille Favry, le château sera vendu au baron de Frossard en 1831. Jules Carpentier, polytechnicien et l'un des premiers constructeurs de galvanomêtres, en sera propriétaire à partir de 1891. Sa fille vendra le domaine en 1945 aux sapeurs-pompiers de Paris.

Sous la Révolution, en 1790, Jacques Chevallier est élu premier maire de la commune, le secrétaire de l'assemblée étant l'abbé Dieulouard... En 1844, le conseil décide la création d'une maison école.

En 1870-71, la commune est occupée par les Bavarois. De 1914 à 1917, la vie semble se poursuivre normalement dans le village. Sur tous les hommes valides en âge de mobilistaion, partis aux armées, 10 ne reviendront pas.

Durant la période 1940-44, de nombreux bombardements eurent lieu à Voisins. Le plus violent reste celui du combat du 23 août 1944, où deux soldats de la division Leclerc, Danton Jougard et Jean Vourc'h, devaient payer de leur vie la libération de la commune.

L'église de Notre Dame en sa Nativité a certainement été construite dans le courant du XBI° siècle. Cet édifice est petit sans collatéraux. A côté du choeur se trouvent deux chapelles carrées. Une des clefs de voûte porte les armoiries de la famille Gilbert. En 1861, le clocher a été recontruit et le toit en bâtière remplacé par une flèche.

Le bourg de Voisins vers 1750

Atlas_de_trudaine_vers_1750

Carte des chasses vers 1765

Carte_des_chasses_vers_1765

La Porte

Maison du portier

Maison_du_portier

Le bourg, l'enceinte et la porte vers 1694

Plan_des_villages

Au 18ème siècle

Plan_de_voisins_au_18_

Carte Delagrive vers 1740

Carte_delagrive_vers_1740

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27 septembre 2009

Le village de Toussus Le Noble

 

 

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                                                         Toussus et les environs (carte de Cassini - 1750)

 

Le village de Toussus a longtemps été composé de quelques fermes et d' un château. L' église était dédiée à saint Germain, elle était déjà en très mauvais état en 1459 et avait probablement été reconstruite. Elle est sortie de la révolution en si mauvais état qu' il a été décidé de la détruire. En 1924, les habitants demandaient la construction d' une église nouvelle et d' un cimetière. Cette demande n' a pas été écoutée. Toussus a dû attendre 1955 pour avoir une école primaire. la population qui avait beaucoup augmenté dans les années 1980 pour atteindre 928 habitants (contre 117 en 1931) a légérement diminué depuis (717 au recensement de 1999) . les logements construits sont des lotissements à l' emplacement de l' ancien château. L' emprise terrienne de l' aéroport et de l' armée est très forte dans le terroir de même que celle des deux grandes fermes encore en activité.

 

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Vue d'ensemble de Toussus en 1764

 

  

Vue_d_ensemble_de_Toussus_en_1764

Le bourg, la porte et l'enceinte

 

Les portes

La porte de Toussus est située à l'ouest du village. La ruine de la voûte, menaçant la sécurité des usagers, amena à détruire les deux-tiers de l'édifice en 1914. Le restant fut agrandi pour y loger des ouvriers agricoles. Elle sert toujours d'habitation privée.

 

pavillon_d_entr_e_dit_porte_de_Toussus

Pavillon d'entrée dîte Porte de Toussus à cheval sur le mur d'enceinte

 

La porte du Trou Salé est située à l'est du village. Elle est inscrite à l'inventaire des Monuments Historiques. Une ferme se développa autour de la porte au XVIIIème siècle. C'est aujourd'hui une propriété privée.

 

 

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La ferme du trou salé et la porte

 

 

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La porte aujourd'hui...

 

 

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