Entree de st cyr Entrée de st cyr_2

La grille 2Grille 

La Porte d'entrée de St Cyr et le mur d'enceinte séparant le Petit Parc du Domaine des Chasses

On aperçoit sur la 3ème et 4ème cartes le mur de clôture du Petit-Parc

Porte de St Cyr

  Situé à l'intérieur du Domaine du GPV parmi d'autres villages tels que Noisy, Bailly, La Tuilerie-Bignon... St Cyr possédait également sa porte d'entrée intégrée au mur d'enceinte du Petit-Parc

(carte des chasses - 1792)

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Les débuts

L'origine de son nom remonte au IVe siècle, période de persécution des chrétiens durant laquelle le jeune Cir, âgé de 3 ans et sa mère Julithe furent arrêtés puis assassinés.
L’histoire de notre ville commence à la fin du XIe siècle, lorsque les moines de l’Abbaye de Sainte-Geneviève à Paris décident d’implanter, en bordure du ru de Gally, une chapelle et un prieuré avec sa ferme, pour évangéliser et défricher le Val, ce qui nécessitera de la main d’œuvre.
Robert III, Évêque de Chartres, fonde en 1156 le monastère de Notre-Dame-des-Anges près de l’église de Saint-Cyr.

De Choisy aux Boeufs... à  St Cyr

De 1562 à 1598, les guerres de religion ravagent l’Île-de-France. Une chapelle de style gothique sera construite vers 1650 ainsi qu'une porte d'entrée à l'abbaye, décorée des Armes de France, supportées par deux anges.
La construction du Château de Versailles et la réalisation de son grand parc entraîneront de nombreux bouleversements et aménagements dans la région, comme la disparition du village de Choisy-aux-Bœufs dont la population viendra s’établir à Saint-Cyr, qui croît, pour totaliser deux cents feux.

Saint-Cyr l’innovante

Avec l’arrivée du chemin de fer et des premières industries, le XIXe siècle marque un tournant pour Saint-Cyr.
De septembre 1870 à mars 1871, les troupes prussiennes occupent le village.
Les habitants, soumis aux pillages et aux réquisitions, fuient vers la Normandie et la Bretagne.
À la suite de l’insurrection parisienne et l’établissement de la Commune de Paris, le 18 mars 1871, une partie de la population de la capitale fuit l’insécurité et suit le gouvernement réfugié à Versailles. La population de Saint-Cyr s’en trouve accrue.
Le 2 septembre 1909, Santos Dumont effectue le parcours St-Cyr/Buc sur son appareil baptisé “Demoiselle” et consacre ainsi la vocation aérienne de la ville.
À la suite de cet exploit, un Institut Aérotechnique est créé en juillet 1911 par Deutsch de la Meurthe.
En 1912, une base d’aviation est créée à Saint-Cyr et baptisée “Caserne Charles-Renard”, du nom de celui qui fut un des pionniers de l’aéronautique en France.

 La période 1914-1948

Tout naturellement, peendant la guerre 1914-1918, Saint-Cyr devient un lieu de réparation de l'aéronautique. En 1917, 4000 personnes y travaillent, civiles et militaires. Des ballons captifs sont construits. Les aérostiers y stationneront jusquen 1928. En 1937, la base aérienne deviendra un entrepôt spécial pour véhicules techniques et d'usage général.

 La période 1939-1945

Puis, ce sera la Seconde guerre mondiale et l’occupation allemande. La résistance s’organise… Petite ville, Saint-Cyr paiera un lourd tribut à la libération du territoire : Jean François et André Cordier, 17 et 18 ans, sont fusillés.
Daniel Barberousse, Roger Henry, meurent en déportation. Bernard Chappelier, quant à lui, est tué en mission en 1944.
Pendant le conflit, Saint-Cyr, détruite à 92 % par les bombardements, sera la ville la plus sinistrée du département. Seuls vingt-cinq immeubles sur mille cent trente et un sortent indemnes du déluge de feu essuyé par la ville, qui fait plus de trois cents victimes. En 1995, Saint-Cyr recevra officiellement la Croix de Guerre avec Palme, qui lui avait été décernée quarante-cinq ans plus tôt pour faits de résistance et pour son attitude exemplaire sous les bombardements.

L'après guerre

De 8000 habitants en 1939, Saint-Cyr n'en compte plus que 4454 en 1947.
Lentement, la ville se reconstruit dans un style caractéristique des années 1950.
Seuls les bâtiments de l’École Militaire, transférée à Coëtquidan à la Libération, restent en friche. C’est en 1963, sous l’impulsion du Général De Gaulle, Président de la République, que les négociations sont engagées avec la Municipalité pour la reconstruction de l’École Militaire.
La population communale qui était de 9610 habitants en 1964 s’accroît pour atteindre 15429 en 1999.